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Economie

Transco : Makila suspend Kirumba malgré lui…

Par son arrêté de ce 30 janvier signé dans l’après-midi, le Vice-premier ministre et ministre de transports et communication, José Makila, a suspendu de ses fonctions le directeur général de la société Transports au Congo (Transco), Michel Kirumba. Le VPM qui ne détermine pas la durée de cette suspension, n’en donne non plus la raison. « Sur instruction de son Excellence monsieur le Président de la République Démocratique du Congo… portée par son directeur de cabinet », peut-on tout simplement lire dans ce document et supposer comme motivation de José Makila.

Ceci démontre qu’au niveau de la Présidence de la République, l’on a suivi les bruits de la masse laborieuse après une grève sauvage de deux jours pour sanctionner un haut responsable sans une véritable procédure administrative. Et le VPM José Makila l’a fait malgré lui. Non sans raison, dans une entrevue exclusive avec Scooprdc.net dans l’avant-midi de ce même 30 janvier, il a déclaré : « C’est triste ce qui se passe chez Transco. Pour passer à une grève, il faut un préavis. Les agents de Transco n’ont adressé aucune lettre de grève à leur direction. Ils n’ont pas respecté la procédure. Deuxièmement, on ne peut pas demander la tête d’un grand responsable comme ça sans avoir les éléments qui militent à la faveur de cette demande. Je suis désolé de le dire parce que c’est facile d’accuser quelqu’un et chercher son départ. Mais quels sont les éléments qui militent à la faveur du départ de DG de Transco ? Je n’en vois pas ! ».

Pour sa part, l’Intersyndicale de Transco qui a porté le cahier des charges des travailleurs aux autorités du pays, lequel cahier des charges a trouvé totalement satisfaction, notamment le paiement des primes et du treizième mois, a dans une réunion, toujours dans l’avant-midi de ce 30 janvier avec le VPM des transports, déclaré que « ce qui se passe chez Transco aujourd’hui c’est une rébellion. Parce que nous ne comprenons pas que nos revendications aient trouvé satisfaction mais que les travailleurs refusent de reprendre le travail et revendiquent maintenant le départ du DG, ce qui n’était pas dans le cahier des charges ».

Vite, l’on comprend que la Présidence de la République a cédé à la pression des travailleurs de Transco avant même que la commission Syndicat-Direction Transco instituée par le VPM des transports pour décanter la crise n’ait rendu son rapport. Cette attitude de la présidence fait craindre à beaucoup d’observateurs l’instauration d’une jurisprudence sauvage. Aujourd’hui, l’on a cédé à la pression des agents Transco. Demain, ceux de la SNEL, de la Regideso ou de l’ex-Onatra se mettront en danse pour réclamer le départ immédiat de leurs dirigeants en brandissant facilement le cas Transco. D’ailleurs, ceux de New Retranskin, société de transport de l’Hôtel de ville de Kinshasa, étaient en ébullition ce même 30 janvier. Ils ont manifesté sur le boulevard Swende et se sont dirigés vers le Palais du peuple avant d’être dispersés par la police. Ces genres des spectacles risquent de se multiplier dans la capitale.

Certes, Michel Kirumba n’est pas un saint (NDLR : il a déjà enregistré cinq grèves en cinq ans de son règne et les agents l’accusent de népotisme, de clientélisme et de mauvaise gestion. Suspendu en août dernier, aussitôt réhabilité, il a licencié du coup 13 agents…), mais la procédure de sa mise à l’écart pour le cas d’espace, ne devait pas être expéditive. Ceci en vue d’éviter de créer une jurisprudence chez les employés des établissements publics.

Owandi.


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