Kinkiey Mulumba 1 - RDC-Présidentielle 2018 : Kinkiey Mulumba, personne sans honneur ni personnalité !

Depuis qu’il a postulé à la présidentielle de décembre prochain et qu’il semble tenir un discours d’opposant en rejetant la machine à voter et en exigeant la suppression des électeurs sans empreintes digitales des listes électorales, certains congolais faibles d’esprit et naïfs commencent à croire en l’homme, Kinkiey Mulumba. Mais les plus lucides voient en l’homme de Masimanimba qu’un renard à la ruse diabolique.

Tout dernier ministre de l’information de feu maréchal Mobutu, l’initiateur de “Kabila Nanu totondi yo Te” (entendez Kabila nous ne sommes pas encore rassasié de toi) avant de créer le mouvement “Kabila Désir” mué plus tard en parti politique, est celui-là qui avait déclaré en 1992 à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qu’il était prêt à vendre sa propre mère pour l’argent.

Ancien cadre du RCD/Goma, mouvement rebelle pro-rwandais qui avait combattu farouchement  le régime de Laurent-Désiré Kabila, dans sa ruse légendaire, Kinkiey approchera le fils de ce dernier, devenu président de la République. Il l’adulera et le chantera plus que le renard de Jean de Lafontaine devant le corbeau. Pour lui, il n’y avait personne d’autre pour remplacer Joseph Kabila après 2016 si ce n’était que Joseph Kabila lui-même. En d’autres termes, Kabila ou rien, d’après Kinkiey Mulumba, professeur d’université de surcroît, mettant en cause les atouts de tous les intellectuels congolais y compris les éminents professeurs et lui-même à diriger la RDC.

Mais c’est le même aujourd’hui qui a postulé, qui dénonce et déclare même aujourd’hui que la Majorité aussi a détruit Joseph Kabila ! Non,  c’est le langage d’un félin à qui aucun congolais sérieux ne peut faire confiance. Non sans raison, le président national du Parti pour l’Action (PA), n’a jamais déclaré quand était-il rassasié de Kabila et quand l’a-t-il vomi. À analyser l’individu Kinkiey Mulumba, il a une mission spécifique à travers sa candidature à la présidentielle : s’aligner dans le camp de ceux des opposants qui conditionnent les élections par l’accomplissement de certains préalables, en vue d’obtenir la non organisation des élections en décembre 2018 et voir encore le mandat de Joseph Kabila glisser d’autant plus que pour ce dernier, chaque minute gagnée est précieuse pour son pouvoir.  Sinon par l’avidité qui le caractérise, personne ne voit l’homme du crabe jeter 100 mille dollars américains par la fenêtre sachant qu’il ne sera jamais élu comme président de la République. Kiadi kibeno, dit-on chez lui (pitié pour vous).

Agnelo Agnade. 

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