Lutte contre la criminalité environnementale : 1.050Kg d’ivoire partent en fumée !

Le président de la République Joseph Kabila, en tenue de rangers, a personnellement incinéré plus d’une tonne de pointes d’ivoires et plus d’une tonne d’écailles de pangolin, mais aussi lâché symboliquement cinq perroquets gris à la queue rouge, ce dimanche 30 septembre. C’était au parc animalier de la N’sele, lieu choisi par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) pour la cérémonie. Ces ivoires, écailles de pangolin et perroquets gris ne sont qu’un échantillon lui présenté par l’ICCN. D’après le directeur général de cette structure étatique, par exemple, au moins 15 tonnes de pointes d’ivoires ont été saisies, issues du braconnage et du commerce illicite des espèces animales protégées.  « 15 tonnes d’ivoire ça fait au moins 5 mille abattus. Vous savez, il y a des éléphants qui ont des ivoires de 2Kg, il y a des éléphants qui ont des ivoires de 20Kg, les grosses ivoires sont entre 40 et 50 Kg, alors si vous faites le calcul, vous comprendrez combien d’éléphants ont été tués », déclare Cosma Wilungula, directeur général de l’ICCN.

Cette cérémonie s’est déroulée devant plusieurs autorités du pays, dont le premier ministre et des ambassadeurs accrédités en RDC. L’objectif visé est de décourager les braconniers et les trafiquants de ces espèces protégées afin qu’ils savent que leur valeur de vente sur le marché est nulle. « Cette cérémonie revêt presque trois messages forts : D’abord un message à la communauté nationale et à celle internationale que aujourd’hui la RDC confirme et réaffirme sa détermination dans la lutte contre la criminalité environnementale ; Deuxièmement, nous avons voulu démontrer par cet acte que désormais les marchés d’ivoires, de perroquets, d’écailles de pangolin doivent être supprimés totalement parce que cela continue à contribuer au braconnage. Et nous avons voulu faire voir que ces produits là qui relèvent des espèces qui sont totalement protégées, sont nuls et n’ont pas de valeur vénale. Donc, ça ne sert à rien de continuer à tuer les okapis, les éléphants, les pangolins parce qu’ils n’ont pas de prix, leur valeur est zéro. Donc, si les braconniers saisissaient ce message et que partout ils peuvent aller au monde ils ne peuvent pas avoir gain de cause en tuant ces animaux », a martelé Cosma Wilungula qui estime que si ces animaux sont protégés, ils vont rapporter plus en termes de recettes générées dans le cadre du tourisme, mais également vont contribuer dans l’équilibre de la biodiversité.

Partenaire de l’ICNN, l’Union européenne par l’entremise de son ambassadeur qui a aussi pris la parole devant l’assistance, tout en félicitant la RDC pour tous les efforts fournis pour décourager le braconnage, a promis de rendre nul le commerce des espèces protégées dans sa chaîne qui commence par les pays de transit et les pays destinataires.  Ce qu’il faut retenir, la RDC est le quatrième pays en Afrique en ce qui concerne la destruction des ivoires après le Kenya, le Gabon et le Tchad. Elle est la première pour la relâche de perroquets gris mais également pour la destruction des écailles de pangolin beaucoup prisées dans l’industrie pharmaceutique chinoise.

Owandi.

  • Bendélé Ekweya té

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