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Société

Aéroport de Mbuji-Mayi : cri de détresse de Ngokas !

Les travaux de réparation de la partie de la piste de l’aéroport de Bipemba endommagée dimanche 23 septembre dernier par le cargo de Gomair au décollage, ont commencé. Ils sont exécutés par la Régie des Voies Aériennes (RVA) et l’Office des Routes qui estiment la reprise du trafic suspendu, ce mercredi 26 septembre. Mais pour le gouverneur du Kasaï oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, cette intervention n’est qu’intermédiaire. Il en appelle  l’intervention urgente du gouvernement central pour la réfection totale de cette piste de l’aéroport de Bipemba dont l’état est très vétuste et défectueux.

Pour l’instant, il faudra faire des enrobés de bitume sur 15 mètres de cette piste. « J’interpelle les autorités de la RVA. J’interpelle son Excellence monsieur le ministre des Transports. J’interpelle son Excellence monsieur le ministre des finances pour nous trouver une solution ne serait-ce qu’intermédiaire sur les 15 mètres endommagés pour permettre l’atterrissage des gros avions. C’est extrêmement urgent ! Est-ce que ça dépasse les moyens de la République ? Je dis non ! Est-ce ça dépasse les moyens de la RVA ? Je dis non ! C’est une question de volonté. J’en appelle à cette volonté-là de toutes les autorités qui me suivent en ce moment pour intervenir en urgence, en attendant le financement de la BAD et d’autres gros financements », tel est le cri de détresse du gouverneur du Kasaï oriental qui fait remarquer que pour le moment, sa province n’a de porte de sortie et d’entrée que par cet aéroport de Bipemba. « Nous sommes enclavés et n’avons pas de route nationale praticable. La voie ferrée pose aussi problème étant donné que la SNCC connaît des difficultés sérieuses », déclare Ngokas visiblement désemparé.

En effet, longue seulement de 2000 mètres, soit 2Km, la réfection de cette piste de l’aéroport n’est nullement de la mer à boire pour le gouvernement de la République. Le devis présenté par l’Office de Routes est moins  d’un million cinq cent mille dollars américains. Il est vrai que la province dont les recettes mensuelles ne dépassent pas 300 mille dollars, ne saura le faire. Mais s’il y a seulement de la volonté de la part du gouvernement de la République, on peut facilement disponibiliser 3 millions de dollars pour cette piste et sa partie allongée de 400 mètres dont les travaux ont été abandonnés il y a plus de 10 ans. Là, les est-kasaïens interpellent vivement le premier ministre Bruno Tshibala. « Kashawuka kuna nsanga, nsanga ashala tshivulukilu tshiebe », dit-on chez lui. Matata Ponyo l’a fait chez lui à Kindu.

Georges Ilunga


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