mabaya

Le candidat déclaré à l’élection présidentielle pour le compte de l’Arc-en-ciel du Congo (A.C.C), le sénateur Jean Philibert Mabaya a présenté, ce mardi 18 septembre au Centre catholique Nganda, son projet de société et programme d’action. Chiffré entre 95 et 100 milliards de dollars américains en 5 ans, à raison de 19 à 20 milliards de dollars l’an, ce projet est basé sur 12 piliers : la restauration de la paix, la sécurité, l’unité et la cohésion nationale en tenant compte de riches diversités culturelles du pays ; la construction d’une démocratie participative et l’instauration d’un Etat de droit ; la promotion de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’artisanat ainsi que l’accès aux soins de santé et services sociaux de base ; l’impulsion de la croissance et du développement économique notamment par la relance de l’agriculture, pêche et élevage ; la promotion des investissements par l’amélioration du climat des affaires ; la construction des infrastructures ; la lutte contre la pauvreté, laquelle dépend de la promotion des investissements ; la protection de l’environnement ; l’impulsion d’un développement équilibré des provinces ; la garantie de la promotion de la femme, de la famille, de l’enfant et de la mise en œuvre effective de la parité ; l’encadrement des jeunes et la promotion des sports et loisirs et l’engagement des reformes structurelles pour la rénovation de l’administration publique.

Pour ce faire, Jean Philibert Mabaya veut rompre avec le passé congolais fait de manque de réelle volonté politique, de l’hypocrisie et de  la médiocrité de la classe politique, de la persistance de la crise de légitimité des institutions nonobstant le semblant des élections démocratiques et la corruption. A cet effet, la restauration de l’autorité de l’Etat demeure pour lui l’axe permanent de son action. Aussi un fonctionnement équilibré des pouvoirs publics dans le respect de la constitution. Voilà pourquoi sur le point économique, le présidentiable de l’ACC préconise à l’horizon 2030 de promouvoir une économie nationale fondée sur la primauté de la production nationale dans les secteurs agricole, industriel, agroalimentaire, manufacturier sur les importations ; la transformation des produits avant exportation ; la politique salariale définie en fonction du pouvoir d’achat…

Reposant son programme sur d’immenses ressources naturelles du pays, le sénateur-candidat veut se servir des exemples du passé colonial pour relancer les secteurs économiques par, l’agriculture, l’extraction et la transformation des mines, l’exploitation et le raffinage du pétrole dans les blocs Est, Ouest et la cuvette centrale. Visant une croissance à terme de 12% l’an, Jean Philibert Mabaya s’attaque à tous les secteurs de la vie économique. (Agriculture, mines, hydrocarbure, foret, industrie, transport, tourisme, culture et art, énergie).

Abordant les sujets liés à la sécurité, la démocratie et droits humains, la justice et l’administration, le candidat propose de profondes reformes de l’armée et de la police, la liberté d’expression sous toutes ces formes, le respect des droits de l’homme, la reforme du système judiciaire soutenue par une bonne rémunération des magistrats et la création d’une cour spécialisée chargée de juger les crimes plus graves tels que le génocide, les crimes d’agressions et autres crimes contre l’humanité.

En effet, le programme de société qu’a présenté le candidat Mabaya, est un vaste chantier qui d’après lui est faisable. Car dit-il, « avec la fermeture des robinets dus au coulage des recettes tel que décrié par le conseiller spécial du président de la république en matière de corruption, il ya moyen de récupérer dès la première année, 70% de cette fuite. Avec la capacité de mobilisation de 4,8 milliards du budget, y compris le 70% issu du coulage, l’Etat pourra mobiliser 5 milliards l’an associé à l’appui budgétaire extérieur, notre programme pourra connaitre un début de réalisation ».

La presse n’était pas restée en berne, car dès son élection lâche le candidat de l’ACC, il se penchera sur la situation de la presse, pour permettre à ce qu’elle joue réellement son rôle de quatrième pouvoir étant à l’abris de besoin et de financement. Evitant ainsi qu’elle s’expose à la merci de politiciens et autres acteurs sociaux.

Sans toutefois ventiler les dépenses de son programme dans chaque rubrique, Jean Philibert Mabaya veut changer, dit-il, le Congo potentiellement riche en Congo réellement riche, au service de l’Homme, de tout l’Homme et de tout Homme.

Nzakomba

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