Ernestine Nyoka : voici la raison pour laquelle Kabila n’a pas parlé de lui dans son discours à la nation

Secrétaire nationale en charge de la Communication et Médias du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Ernestine Nyoka Kayiba, estime illogique la critique portée contre le discours du président Joseph Kabila à la nation, notamment en ce qui concerne son silence sur sa représentation ou non au troisième mandat. Dans une entrevue avec scooprdc.net, l’avocate et ancienne vice-ministre du Budget commence par préciser que ce discours à la Nation est une exigence constitutionnelle faite au chef de l’Etat pour qu’il donne chaque année devant les deux chambres du Parlement réunies, l’état général ou la marche du pays. « Et donc, l’état de la nation doit reprendre la situation du pays de manière générale : la situation économique, sécuritaire sociale de la population congolaise, culturelle…  Dans ce discours de la marche du pays, il ne s’agit pas de parler d’individus ou de la personne du chef de l’Etat », soutient Ernestine Nyoka.

Pour la secrétaire nationale du PPRD en charge de la Communication et Médias, ceux qui étaient en train de rêver que le président Joseph Kabila leur dise tel est désigné mon dauphin, ceux-là doivent savoir, fait remarquer Ernestine Nyoka Kayiba en juriste, que dans la terminologie de la Constitution, le dauphinat n’existe pas. « Dans le système juridique, le dauphinat dans les monarchies ou dans les royautés où l’on peut voir un roi fatigué, un empereur fatigué ou qui a un certain nombre de problèmes, prépare son fils à prendre la relève du trône. Mais en ce qui est des formations politiques chez nous, il faut que les partis s’organisent en congrès et à l’issue de ses travaux, on désigne qui pourrait être candidat à la présidentielle pour le compte de ce parti. Et donc, que personne n’induise le peuple congolais en erreur, il s’agit de la Constitution que nous respectons », explique-t-elle.

Qu’à cela ne tienne, Ernestine Nyoka Kayiba fait encore remarquer qu’au sujet du troisième mandat, le président Joseph Kabila a répondu à cette préoccupation d’après elle, de la matière dont la Constitution le veut, en disant : «nous respecterons la Constitution jusqu’au bout. Le 23 décembre, nous irons aux élections. Il a dit tout »,  martèle la secrétaire nationale du PPRD en charge de la Communication et des Médias.

Georges Ilunga.

  • Bendélé Ekweya té

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