Oly Ilunga 1 - Gestion des fonds contre Ebola : Oly Ilunga au centre d’une controverse déshonorante 

Les personnels recrutés à Mbandaka et ses environs pour la riposte contre l’épidémie à virus Ebola sont fâchés et protestent contre le non-paiement de leurs primes depuis deux mois par Oly Ilunga, ministre national de la santé publique.  Ils étaient dans les rues de Mbandaka ce mercredi 18 juillet 2018. Cette première d’une série des manifestations qu’ils projettent, malheureusement dispersée par la police, visait la base qui avait été établie comme quartier général de la Commission de crise pour la riposte de l’épidémie, cédée par les nations unies au gouvernement provincial de l’Equateur. Ces agents ont dans une communication adressée à la Monusco/Mbandaka, demandé à cette dernière de retirer tout son équipement mis à la disposition du gouvernement provincial pour la riposte afin qu’il ne soit pas endommagé.

En effet, à quelques jours de la déclaration officielle de la fin de l’épidémie à virus Ebola dans la province de l’Equateur, le ministre de la santé Oly Ilunga est confronté à une fronde des agents recrutés pour la riposte contre ce fléau. D’après les informations parvenues à scooprdc.net, le ministre de la santé Oly Ilunga est entrain de réduire ce ministère à une entreprise familiale où sa fille Jessica Ilunga et son frère ont la main mise sur toute entrée et sortie de fonds de ce ministère.

Nommé ministre de la santé depuis le gouvernement Badibanga, et reconduit par Tshibala, cet ancien médecin d’Etienne Tshisekedi de nationalité belge lui et ses enfants, a depuis son avènement au Ministère de la santé fait « tabula rasa » au sein de toutes les directions que compte son ministère, apprend-t-on des agents. « Très népotique, l’homme a viré tous les directeurs de différents départements de son ministère les mettant à la disposition du secrétariat général de la santé en attendant leurs retraites pour y placer ses frères, amis et parentés », livre un partenaire du ministère. “Alors que ce citoyen belge devenu ministre de la santé en RDC, on ne sait comment, n’avait jamais géré un ministère même en Belgique chez lui, s’est permis de faire asseoir tous les chevronnés et techniciens de ce ministère contre l’avis des agents connaissant l’importance et la délicatesse dudit ministère”, conclut un autre.

Contacté par des agents et partenaires de ce ministère, il est rapporté à scooprdc.net qu’Oly Ilunga n’agit sur un dossier que si et seulement si, des intérêts pécuniaires en sa faveur s’y trouvent. A cet effet, il a nommé son propre fils au poste de conseiller financier et sa fille chargée de communication. Se substituant aux techniciens du ministère au lieu de se contenter de ses attributions entant que ministre national, le belge veut gérer seul les alertes épidémiologiques alors que ces cas sont en toute responsabilité gérés par toute une commission interministérielle. A titre d’exemple confit un partenaire du ministère : « savez-vous que l’épidémie de choléra à Kinshasa n’a jamais connu une réplique de la part du ministère de la santé ?  Alors que le gouvernement avait débloqué de fonds à cet effet. N’eut été les efforts des médecins sans frontières (MSF) et de la croix rouge internationale (CICR), on serait encore entrain d’en parler ». Et maintenant poursuit-il, par ses mêmes méthodes de vouloir tout centraliser pour que son fils le conseiller financier et sa fille chargée de communication gèrent tout ce qui est de l’épidémie à virus Ebola qui sévit à l’équateur, le ministre Oly Ilunga, sans même associer le gouvernement provincial de l’Equateur, s’est lancé seul dans une province dont il ne maîtrise ni la langue, ni les habitudes, ni la situation géographique.

Dans le souci de gérer seul les fonds alloués à la lutte contre cette épidémie, le ministre se trouve aujourd’hui coincé, car il y a recrudescence de la maladie dans des coins qui ont été négligés par son équipe. Ne connaissant pas le territoire de Bikoro, Oly Ilunga et son équipe se sont limités dans de grands centres autour de Bikoro alors que l’épicentre de la maladie se trouvait à une centaine de kilomètre de Bikoro dans les villages Itipo, Ikoko-Impenge et Momboyo.

Les agents et partenaires du ministère de la santé se plaignent de la façon de travailler de ce ministre atypique qui n’écoute que sa fille et son fils (Ndlr : certainement parce qu’ils sont Belges comme lui et que la santé des congolais les préoccupe moins) au grand dame des spécialistes et techniciens que compte ce ministère. Avec la grogne des agents recrutés contre Ebola qui commence à Mbandaka, un audit est obligé.

Nzakomba     

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