Alexis Thambwe Mwamba - Tripartite CNSA-Gouvernement-CENI : Alexis Thambwe Mwamba, un ministre injurieux !

Scandale ! C’est le mot qui convient pour qualifier le comportement du ministre d’Etat en charge de la justice à la séance de la tripartite CNSA-Gouvernement-CENI de ce lundi 16 juillet au Bâtiment de la Territoriale situé en face du Palais du Peuple. Alexis Thambwe a copieusement et sans porter les gangs insulté les journalistes sans ménagement.  Comme quelqu’un qui fulminait depuis longtemps sa colère, ce fils du Maniema les a traités dans la salle de « minables », de « misérables », des personnes qui écrivent n’importe quoi pour peu d’argent, 1.000 ou 1.500USD qu’ils reçoivent de Moïse Katumbi. Si l’on ne connaissait pas l’homme, on aurait cru aux propos de quelqu’un drogué du chanvre, de la cocaïne ou de l’héroïne. Mais hélas, rien de tout cela. L’homme est ce qu’il est : mégalomane, imbu de lui-même, orgueilleux, médisant, oubliant son propre passé du fils d’un domestique et même sa douteuse carrière d’avocat, il la doit à un certain Me Kalenga qui a usé de ses relations pour qu’Alexis Thambwe Mwamba soit accepté au barreau de Kinshasa.

Que lui ont fait les journalistes ? Ces derniers ont du mal à répondre à cette question du fait qu’ils ne se reprochent de rien. Ils ne font que correctement leur travail, n’en déplaise au ministre d’Etat injurieux qui, visiblement réfractaire aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, confondant malheureusement les réseaux sociaux aux médias traditionnels et médias en ligne. Peut-être une ou plusieurs séances de recyclage pour son « Excellence », le remettrait à niveau ! Le journaliste n’est ni misérable, ni mendiant, moins encore minable. Il vit modestement. Si la situation est telle qu’elle est en RDC, Alexis Thambwe Mwamba doit certainement avoir honte de la gestion du pays dont il fait partie depuis le régime de Mobutu et qui a paupérisé l’ensemble de la population, au lieu d’être fier de sa bourgeoisie mal acquise alors que son père ne lui a légué aucun héritage. Un peu de modestie lui suffirait s’il était de bonne éducation. Heureusement que le président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus électoral (CNSA) n’a pas manqué de le recadrer. En gentleman, Joseph Olenghankoy ne l’a pas loupé.

Qu’à cela ne tienne, imperturbables face au comportement peu social d’Alexis Thambwe, les journalistes présents à la séance de la tripartite CNSA-Gouvernement-CENI se sont comportés en hommes responsables plus que le ministre d’Etat de la justice sans nullement s’intéresser à ses quolibets de basse classe. Ils ont travaillé et lui ont même tendu leurs micros et braqué leurs caméras. Une petite leçon de savoir vivre et fair-play si Alexis Thambwe Mwamba pouvait le comprendre dans l’avenir…

Pas de retrait de poursuite contre Moïse Katumbi, ni de libération de Diomi, Muyambo, Diongo…

Le faisant revenir à l’essentiel de la Tripartite, Joseph Olenghankoy a demandé à Alexis Thambwe Mwamba quid de libération des figures politiques emblématiques et d’arrêt de poursuite judiciaire contre Moïse Katumbi tel que recommandé par l’Accord de la Saint Sylvestre. Dans son arrogance et folie de grandeur naturelles doublées de dédain, le ministre d’Etat de la justice a répondu : « Je l’ai toujours dit et je le répète, les personnes comme Moïse Katumbi, Franck Diongo, Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo sont « inlibérables ». Ils ne sont pas plus importants que d’autres congolais poursuivis par la justice ». Il qualifie Diomi de violeur qui ne peut pas être libre jusqu’à ce qu’il purge sa peine de 5ans ; le bâtonnier Muyambo d’escroc qui s’est permis de vendre une propriété d’autrui ; Franck Diongo d’un voyou qui s’est permis de séquestrer les militaires de la garde républicaine dans sa résidence ; Gecoco Mulumba d’atteinte au chef  de l’État. Tous ces cas emblématiques ne bénéficieront pas d’une quelconque libération à moins que l’Assemblée Nationale vote la loi sur l’amnistie. Mais s’agissant de Moïse Katumbi, le Ministre d’Etat de la justice pense qu’en aucun jour le gouvernement congolais n’a signé un décret ou une loi pour envoyer un congolais à l’étranger. Vu l’ensemble des problèmes de Katumbi avec la justice congolaise, déclare Alexis Thambwe Mwamba,  la loi prévoit des dispositions telles qu’une fois qu’il met ses pieds au Congo, qu’il soit arrêté, menotté et sa destination vers la prison.

Par cette déclaration solennelle du patron de la justice, il est aisément compréhensible que le volet décrispation de la situation politique recommandé par l’Accord du 31 décembre 2016 est renvoyé aux calendes grecques. scooprdc.net n’a pas mal traité l’information pour qu’il soit qualifié de « minable » ou de « misérable » par son « Excellence » monsieur le ministre d’Etat de la justice.

Agnelo Agnade    


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