Néhémie Mwilanya

L’adhésion avec engouement s’observe toujours au Front Commun pour le Congo (FCC) depuis le 1er juillet, date de la sortie officielle de cette plateforme électorale dont le président sortant Joseph Kabila est l’autorité morale. Ce samedi 14 juillet, plusieurs personnalités dont les membres du gouvernement étant absents le jour de la sortie officielle et certaines personnalités indépendantes ont signé, sous la présidence de Me Néhémie Mwilanya, directeur de cabinet du président de la république, la Charte constitutive du FCC. Parmi les signataires, She Okitundu, Lambert Mende, Marie-Ange Mushebekwa, Astrid Madila, Athys Kabongo, Daniel Diambaka (doyen de la société civile, Oscar Kazadi (coordonateur de l’Association des locataires du Congo), Martin Mangelesi (représentant des églises autochtones Mpeve a Nlongo)…

Saluant la présence de nouveaux adhérents, le directeur de cabinet du chef de l’Etat, a signifié à ces derniers que le FCC est constitué de ceux qui s’alignent comme les gardiens du temple. «Nous nous sommes assez querellés nous-mêmes. Il est temps que nous puissions mutualiser nos efforts, nos moyens pour le Congo. Nous avons mis de l’eau au moulin des ennemis du Congo, de ceux qui veulent détruire ce pays comme ils l’ont fait ailleurs dans notre beau continent. Le FCC est constitué de ceux qui veulent protéger le Congo. Qui veulent aller vers notre peuple et lui faire une offre nouvelle. Offre du renouveau. Le renouveau de ceux qui pensent que l’on peut tirer les leçons du passé, ceux qui pensent que les Congolaises et congolais peuvent regarder dans la même direction et se mettre au travail pour poursuivre l’œuvre de la reconstruction et de la modernisation du pays entamée par le président Joseph Kabila », a dit Néhémie Mwilanya à ces nouveaux adhérents.

Quand Isidore Ndaywell est au CLC, Elikia Mbokolo est au FCC…

Ils sont tous grands professeurs d’histoire. Ils ont écrit sur l’histoire de la RDC et ont tous de l’estime de l’élite congolaise. Mais seulement, leur choix politique diverge. Quand Isidore Ndaywell s’est accroché au Comité Laïc de coordination (CLC), structure de l’Eglise catholique dont on accuse d’être proche de l’opposition katumbiste et qui proteste farouchement contre l’éventuelle volonté du président sortant Joseph Kabila de briguer un troisième mandat, Elikia Mbokolo a fait son entrée officielle ce samedi 14 juillet au FCC en signant la charte de cette plateforme politique. « La charte pour moi s’inscrit dans une série d’activité que je fais. C’était d’abord les concertations nationales, ensuite le conclave de la Cité de l’Union Africaine. Donc le FCC est une suite normale de ces activités qui visent à instaurer une véritable réconciliation  de l’ensemble des congolais ».

Pour Elikia Mbokolo, il faut que les Congolais arrêtent avec l’émiettement des petits partis politiques qui se disputent sur des problèmes mineurs et surtout souvent sur les querelles des personnes. « Il faut arriver à une large plateforme qui réunit un plus grand nombre de Congolais qui s’inscrit dans la dynamique actuelle de la préparation des élections et qui a des objectifs à la fois politique, l’indépendance du pays et le respect de notre souveraineté, des objectifs économiques de développement, du progrès social et aussi de l’aménagement de notre nation. Je pense que c’est une dynamique qui doit faire tâche d’huile. Nous commençons ici à Kinshasa, mais ça va faire tâche d’huile dans l’ensemble du Congo, probablement aussi dans la diaspora pour que les choses commencent à changer réellement dans le sens du respect de notre souveraineté et de notre identité », déclare-t-il à la presse après sa signature de la Charte du FCC.

Ginno Lungabu.

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