Collectif des jeunes engagés pour la paix - Actions de rue prévues au mois d’août : le Collectif des jeunes engagés pour la paix s’oppose au CLC

Les actions de rue que se propose d’engager le Comité Laïc de Coordination, sont décriées par les mouvements citoyens et associations des jeunes universitaires réunis au sein du « Collectif des Jeunes engagés pour la paix ». Dans une déclaration lue devant caméras et micros des journalistes, Tony Mongu, président du Mouvement citoyen EKOKI RDC et porte-parole de ce Collectif des Jeunes engagés pour la paix, qualifie le message du CLC de contre-productif à quelques cinq mois des élections censées permettre de renouveler les institutions du pays et assurer l’alternance politique réclamée, dit-il, à cor et à cri par la communauté tant nationale qu’internationale.

La démarche de CLC de mener des actions de rue est perçue par ce Collectif des Jeunes engagés pour la paix comme des actes perturbateurs du processus électoral dont le train, à la vue de ce Collectif des Jeunes, a bien quitté la gare avec l’ouverture depuis le 24 juin dernier, des Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) pour l’actualisation des candidatures des députés provinciaux. Par contre, l’animateur principal d’EKOKI RDC et ses alliés déclarent soutenir et encourager la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui, malgré des conditions difficiles de travail, exécute sans « rechigner » son chronogramme.

Le lecteur de la déclaration, Tony Mongu, va jusqu’à condamner ce qu’il qualifie d’ « incriminations et des récriminations fantaisistes » formulées par le CLC sur les électeurs enregistrés sans empreintes digitales. Pour Tony Mongu et le Collectif des Jeunes engagés pour la paix, les empreintes  digitales ne sont qu’un des dix critères d’identification et non l’unique. « Ne pas en disposer n’entame pas du tout la crédibilité de l’audit du fichier ni du processus électoral. Car, la finalité recherchée est l’identification certaine du votant », martèle le président d’EKOKI RDC.

Contrairement à la ligne directrice de son combat, Tony Mongu se fait l’avocat du président Joseph Kabila : « nous refusons que le CLC prenne prétexte sur la candidature supposée du président Joseph Kabila pour un troisième mandat, alors qu’il n’en est rien, l’intéressé ayant à plusieurs reprises communiqué sur son avenir politique, pour créer inutilement des tensions sociales. Le chef de l’Etat a dit et redit qu’il respectera la Constitution dans toutes ses dispositions ». Méconnaissable, le président d’EKOKI (NDLR : EKOKI signifie « ça suffit », allusion faite au troisième mandant de président Joseph Kabila auquel ce mouvement citoyen s’opposait farouchement), traite les membres du CLC d’ « extrémistes et vendeurs d’illusions ». « Le contexte actuel de notre pays recommande d’agir dans le seul souci de garantir l’intégrité de notre territoire, la stabilité des institutions, la cohésion nationale et le bonheur des populations congolaises. La création du Front commun pour le Congo (FCC), ce nouveau Camp de la patrie, participe à cet idéal », déclare Tony Mongu. Kokamwa ! S’étonnent et s’exclament les Kinois face à ce volte-face à l’instar de celui de Constant Mutamba de la Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC).  Ce dernier a-t-il entraîné le brave Tony Mongu ? Qu’est ce qui aurait changé dans l’entre-temps pour que Tony Mongu soit aussi rassuré ? Devant le pouvoir de Mammon, la résistance est démise.

Agnelo Agnade

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