kanang12 - Kananga : le violeur de la fillette de 5 ans écroué pour 10 ans !

10 ans de servitude pénale, 1 million de francs congolais d’amende et 5 millions de francs congolais à payer à la partie civile, c’est le verdict rendu, vendredi 29 juin vers 21 heures locales par le Tribunal de Grande Instance de Kananga, contre Mutombo Ndaye Makasa, un vieil homme d’environ 80 ans ayant violé une fillette de 5 ans, jeudi 28 juin, dans ses installations hygiéniques. C’est à l’issue d’une audience de flagrance organisée au lendemain du forfait commis au quartier Kamayi, dans la commune de Kananga. Cette condamnation est un motif de satisfaction pour le président du collectif des avocats de la partie civile qui, non seulement félicite le juge pour son impartialité dans le traitement du dossier, mais aussi l’invite à maintenir l’élan. Satisfaction également de Mme Nathalie Kambala, secrétaire exécutive provinciale de l’ONG Femmes la main dans la main pour le Développement du Kasaï central, qui a avait appelé le jour du drame à la sanction plus sévère contre ce vieil homme violeur.

Toujours à Kananga, la Cour d’Appel a rendu le verdict dans l’affaire opposant le ministère public au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Luebo. Accusé de viol sur une mineure de 15 ans, le magistrat Joseph Mufueta Nzazi écope de 7 ans de Servitude Pénale Principale. Il va aussi payer un million de Francs congolais d’amende et cinq millions de FC à la victime pour préjudice causé. En réaction, l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme, OCDH salue ce prononcé. Le coordonnateur de cette structure de défense des droits de l’homme, Hubert Ngulandjoko, estime que c’est une façon de décourager les viols dans l’espace Kasaï.

Pendant ce temps, à Kabuluanda dans le territoire de Demba, un directeur d’une école âgé de plus ou moins 40 ans, a violé mardi dernier une fille de 12 ans, élève dans son institution. Le violeur se trouve entre les mains du commissariat de Tshimbadi, mais certaines personnes déplorent la lenteur dans le traitement du dossier et émettent la crainte de voir ce responsable d’école être relâché sans être jugé. Elles en appelant à l’intervention urgente des autorités compétentes et à celle de certaines structures intervenant dans les violences sexuelles et de défense des droits de l’homme.

Elysée Lusamba

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