Bahati et Kokonyangi 1 - Coup de massue de Bahati : pas de Kokonyangi sur la liste de l’AFDC aux élections de décembre 2018 !

La cohabitation entre Modeste Bahati, autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) et Joseph Kokonyangi, troisième vice-président de ce parti,  était depuis longtemps rouillée, couverte des coups bas et d’hypocrisie politique. Et tout bon lecteur de Scooprdc.net se rappelle que dans son article publié le 05 janvier dernier et intitulé « Coups bas politiques contre l’AFDC : Kokonyangi, un pion en gestation pour offusquer Bahati ! », ce média en ligne mettait à nu le complot de déstabilisation de l’AFDC.

Décrivant Joseph Kokonyangi comme un inconnu du monde politique qui a vu le soleil rayonner sur lui que grâce au départ des partis du G7 de la Majorité présidentielle et sa désignation comme secrétaire général adjoint de cette plateforme politique, Scooprdc.net écrivit à l’époque : « seulement, l’homme Kokonyangi qui est monté en puissance dans deux ans est devenu incontournable au sein de la MP, aurait reçu, selon les informations sûres livrées à Scooprdc.net, une autre mission : celle de déstabiliser le chef de fil de son parti, Modeste Bahati. En effet, élu de la circonscription de Pangi dans la province du Maniema pour le compte de l’AFDC, l’inconnu d’hier Joseph Kokonyangi serait actuellement coaché par le patron de l’Administration présidentielle pour faire prochainement ombrage à Modeste Bahati, soupçonné déjà de rébellion tacite au sein de la Majorité présidentielle ».

Mais visiblement, Modeste Bahati en fin politique aurait compris le jeu et laissé jouer l’homme, tout en encaissant avec tactique ses coups bas en vue de l’amener à l’épuisement. L’ancien président de la société civile du Congo (SOCICO) aurait attendu le moment « M » pour assommer le géologue et novice politicien avec un coup de massue à la Triple H. Mercredi 06 juin, par sa lettre adressée à Henri Mova Sakani, vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, « Maradona », c’est le nom de scène de Bahati, constate « l’auto-exclusion » du parti de l’élu de Pangi.

Cinq griefs à sa charge : non participations aux activités du parti préférant s’afficher de plus en plus dans des rencontres politiques d’autres  partis politiques ou regroupements, s’éloignant ainsi de sa propre formation politique dont il ne semble plus afficher son attention ;  son implication directe et active dans la démobilisation des militants et cadres du parti ; le défaut de cotisation ; l’organisation de son indisposition prolongée au détriment du parti par la mise sur pied d’un mécanisme d’inaccessibilité même à l’endroit de l’initiateur et autorité morale du parti ; le refus catégorique de répondre à l’invitation lui lancée par l’autorité morale en mars dernier pour fournir les éléments justifiant son désintéressement accru aux activités du parti.

Selon les informations parvenues à Scooprdc.net, les détracteurs de Bahati tenaient à le pousser à une décision précipitée du genre « exclusion du parti » pour voir le député conserver son siège à l’Assemblée du fait qu’il n’a pas délibérément quitté le parti. Mais en tant que vieux routinier, par ce constat d’auto-exclusion de Bahati, même si Kokonyangi restait député national et secrétaire général adjoint de la MP, il ne pourra pas se représenter en décembre sur la liste de l’AFDC. Ainsi, le séisme que certains ténors de la MP entendaient provoquer au sein de l’AFDC, fait flop même si à travers sa déclaration à la presse de ce mardi 12 juin à sa descente de l’avion en provenance de l’Italie, le concerné Kokonyangi accuse Bahati de violer l’article 97 de la Constitution qui le rend incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique en tant que membre du gouvernement. La guerre est-elle ouverte ?

Le péché de Bahati au sein de la MP, c’est son ambition soupçonnée de vouloir se présenter comme candidat président de la république en décembre 2018 et de s’opposer à l’éventuel dauphin du chef de l’Etat sortant au sein de la plate forme majorité, dont il fait partie.

Owandi.

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