PALU LEADERS - RDC-Politique : le Palu atteint du paludisme !

La malaria politique dont l’anophèle, dit-on est le PPRD, a, depuis un certain temps, attaqué et ronge le Parti Lumumbiste Unifié (PALU). Si l’on n’y prend garde, elle va emporter ce vieux parti après la disparition de son géniteur, le patriarche Antoine Gizenga, déjà trop vieux et maladif. Dans un communiqué rendu public, samedi 05 mai à Kinshasa, le secrétaire permanent et porte-parole du PALU, Wolf Christian Kimasa, « exclu temporairement » du parti depuis le 1er mai, accuse ses détracteurs de faux et usage des faux. Son communiqué met en exergue le caractère frauduleux de la lettre de son exclusion et dénonce ses initiateurs de s’être servi de l’état de santé fragile du secrétaire général et chef de parti. Par ce comportement de « je ne t’aime pas moi non plus » qu’affichent actuellement les cadres supérieurs du PALU en se servant du nom d’Antoine Gizenga pour se régler des comptes, l’opinion se demande quel type de thérapeutique rapide et appropriée user pour sauver le PALU du palu(disme) politique lui inoculé par le PPRD ?

 Si Wolf Kimasa déplore l’extorsion d’une signature  à un vieil homme malade, c’est le même vieil homme malade qu’il a aussi utilisé avec son groupe pour la déchéance de la direction du parti de l’équipe de Muzito. L’histoire d’un arroseur arrosé. En effet, de ce feuilleton, scooprdc.net détient les deux lettres d’exclusion attribuées à Antoine Gizenga : l’une excluant l’équipe Muzito et l’autre sanctionnant Wolf Christian Kimasa. Seulement, à première vue, les deux lettres portent des signatures différentes. Ce qui prouve qu’elles ne sont l’œuvre d’une seule et même personne, le Patriarche.  Laquelle alors de deux signatures est vraie et la sienne ?

 En lisant attentivement le communiqué de Wolf Kimasa, tout analyste s’aperçoit qu’il y a une guerre de succession et de leadership au sein du PALU. Il y a d’un côté le camp Muzito – Lugi Gizenga et de l’autre côté le trio Kimasa-Kabwelulu-Matuku. Certains analystes vont loin dans leur raisonnement en estimant que c’est depuis sa démission de la Primature en 2008 que l’autorité morale du PALU devait mutatis mutandis jeter l’éponge de la haute direction de son parti pour les mêmes raisons avancées à l’époque, notamment le poids de l’âge. Il a préféré garder le mythisme et centraliser tout autour de lui. Il y a crainte que les choses ne se déroulent pas comme à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Si Félix Tshisekedi a réussi son pari et mis d’accord tous les militants de l’UDPS, il est à redouter que Lugi Gizenga ne voie que du feu sur ce qui se passe au sein du parti fondé par son père.

Restituant sur Télé 50 l’une des tribunes de l’ancien premier ministre Adolphe Muzito, son porte-parole Steve Tshivuaka, laisse transparaître à l’opinion un leadership presque naturel du premier cité de par ses réflexions combien pertinentes. Il y a donc à craindre que l’étouffement des esprits éclairés et le clivage qui se sont dessinés, poussent à une « rébellion » au sein de ce vieux parti et susciter son éclatement. Surtout que l’on soupçonne la main noire du PPRD derrière toutes ces chamailleries avec Aubin Minaku qui ne voit sa survie politique dans l’ex-Bandundu que par l’anéantissement du PALU. C’est là que Lugi Gizenga et les siens devraient faire montre de tout ce qu’ils auront appris de son père, un vieux routinier et fin stratège politique, pour le désastre qui est en train d’emporter le PALU. Pour ce faire, l’organisation d’un congrès s’impose avant que le pire n’arrive.        

Nzakomba.

 

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