bruno tshibala - Signe indien : un mois de mars cauchemardesque pour le saint Brutshi !

Les devins, les eschatologues, les astrologues, les marabouts, les féticheurs et même les sorciers de Tshilenge ne manqueront certainement pas à dire sur la succession des tristes événements qui sont arrivés au premier ministre Bruno Tshibala tout au long de ce mois de mars 2018. Tous prédiront que l’ancien disciple égaré d’Etienne Tshisekedi est poursuivi par un véritable signe indien. Tenez, le 5 mars, soit cinq jours après son voyage pour l’Europe, c’est un scandale qui se produit dans son cabinet : une altercation filmée oppose son gendre nommé conseiller technique spécial à son directeur de cabinet. Les images de cet incident, premier du genre depuis que la Primature existe, font du buzz sur la toile et l’image du pays est ternie.  Comme pour minimiser ce scandale, dans une interview à Jeune Afrique, le premier ministre congolais évoque des bagarres qu’il y a eu dans des parlements sous d’autres cieux. Argument qui le discrédite davantage. Surtout lorsqu’il justifie le nombre pléthorique du personnel de son cabinet par ce qu’il qualifie lui-même de « son coté socialiste ». Prestation médiatique médiocre !

Comme si cela ne suffisait pas, le PM Brutshi se retrouve deux jours après avec un visa expiré sur l’espace Schengen. Il le lui est rappelle par l’Immigration française lorsqu’il veut effectuer le déplacement de Londres. Il gêne parfaitement l’hospitalité des Français qui malgré eux finalement, lui trouvent une solution. Avec ce séjour illégal, la diplomatie française a tout simplement mis sur balance les intérêts de la France en RDC, et a mis de l’eau dans le vin. Si par malheur ce jour-là le premier ministre congolais était chez les Belges, ils allaient certes lui rendre des comptes en l’expulsant comme tout vulgaire clandestin, vu les relations ce dernier temps rouillées entre les deux pays. Ç’allait être pire !

Le malheur n’arrivant pas seul, le rapport médical pour celui qui a profité de son passage à la Primature pour en finir avec ses maux des yeux, n’est pas bon. L’opération de son œil gauche en France aurait connu des complications. Le médecin aurait fauché un nerf optique, ce qui risque de faire désormais de Saint Brutshi, un borgne. L’espoir de porter les verres clairs s’évanouit…

Fort de sa position politique actuelle, le Premier ministre et les siens ont pensé écraser l’UDPS/Tshisekedi restée à Limete sous la conduite de Jean-Marc Kabund. Mais le dernier épisode judiciaire au Tripaix de Matete où le belge Tharcisse Loseke, prétendu président délégué de l’UDPS, s’est plaint pour contrer la tenue du conclave programmé de la véritable l’UDPS/Tshisekedi, démontre le poids mouche du camp Tshibala sur le ring. C’est le ministère public, mieux l’organe de la loi qui le déboute pour défaut de qualité. Et pour enfoncer davantage le camp Tshibala, le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA) dirigé par Joseph Olenghankoy vient de l’assommer avec un coup de massue. Dans sa mission de mettre fin au dédoublement des partis politiques, le CNSA, dans sa décision de ce jeudi 29 mars, recommande au Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et sécurité de retenir la dénomination UDPS/Tshisekedi au groupe de monsieur Jean-Marc Kabund-a-Kabund.  Bruno Tshibala et sa bande sont priés de créer un nouveau parti et se choisir une autre dénomination qui ne prête pas à confusion.

En clair, le premier ministre qui occupe ce poste au nom du Rassemblement et surtout de l’UDPS, est maintenant un monsieur sans parti politique et ne représente aucune force. Et la logique voudrait qu’il démissionne pour raisons d’élégance politique. A défaut de le faire, il doit être limogé. Pour ceux qui voient avec quatre yeux, avec tout ce qui lui est arrivé au cours de ce mois de mars et qui lui arrivera encore, le premier ministre Bruno Tshibala est en train de purger le karma. Il paie. C’est la récompense de sa trahison et la vengeance du sang versé par la multitude des combattants de l’UDPS pour l’avènement de la démocratie et l’alternance au pouvoir.

Georges Ilunga  

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