Mushebekwa - 37ième Sommet du CDH : Mushobekwa crache sur les morts de manifestations pacifiques

Lors du 37ième Sommet du Conseil des droits de l’homme tenu à Genève le 27 février dernier, la ministre RDcongolaise de droits humains, Marie-Ange Mushobekwa a pris la parole pour justifier ce que le conseil a qualifié d’abattoir d’êtres humains en RDC. Dans son discours, la ministre affirme que ceux qui sont morts en marge des manifestations du 31 décembre 2017, 21 Janvier et 25 février derniers, étaient, selon Mushobekwa, des fauteurs de troubles qui vandalisaient tout sur leur passage.

Pour les observateurs qui se sont confiés à Scooprdc.net, la ministre aux droits Humains, femme et journaliste de son état, n’a jugé bon d’aller narguer le Conseil des droits de l’homme des nations unies dans la capitale suisse. Sa déclaration n’est ni plus ni moins une insulte, non seulement aux âmes des victimes, mais également à la vie humaine du peuple congolais que l’on peut exterminer dans la réclamation de ses revendications constitutionnelles. Sinon comment le dire autrement ! Madame Mushobekwa, fille d’un ancien grand diplomate de ce pays dont elle porte le nom, a depuis qu’elle a intégré le gouvernement, habitué les Congolais aux mensonges les plus ridicules et grossiers.

Qui pourra oublier le dernier passage de la ministre sur TV5, alors invitée du journal Afrique ! Les téléspectateurs congolais et d’ailleurs avaient assisté à une intervention piètre du ministre qui cherchait des mots pour couvrir ses mensonges. Difficulté qu’éprouverait tout intellectuel dont la conscience est en déphasage avec la déclaration sortant de sa bouche.  Mushobekwa ne s’est pas gêner de récidiver, cette fois-ci,  à la tribune du Conseil des droits de l’homme dont pourtant la RDC est membre permanent. Pour justifier la répression de son gouvernement et protéger son beefsteak, cette ancienne journaliste n’a pas eu froid aux yeux pour qualifier à tort les manifestants tués par balle, des bandits en torses nus et coiffés de bérets rouges. Ce qui d’après elle, a rendu la tâche difficile aux agents de l’ordre d’en faire la distinction dans le rang des manifestants. Par ses déclarations, la ministre voudrait faire croire au monde que Dechade Kapangala, Rossy Tshimanga, Jérémie Shindano, Eric Boloko pour ne citer que ceux-là étaient des inciviques qu’il fallait abattre, alors que ces congolais ont été pour la plupart assassinés devant leurs paroisses. Les images existent…

Mushobekwa à la relève de Mende…

Lorsque Madame Mushobekwa passe ses discours dans différentes tribunes acquises à sa cause, se rend–elle compte qu’elle crache sur la mémoire valeureuse de son feu père et de son feu mari, eux qui de leur vivant avaient défendu les vertus de l’humanisme ? Etait-elle atteinte par le mendelisme alors la personne de qui découle cette doctrine de mentir à grand jour, le célèbre ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a pris l’option de se taire depuis un certain temps face aux incongruités du gouvernement ? Qui ne sait pas que les Bérets rouges dont parle Marie-Ange Mushebekwa, sont une milice du PPRD et dont l’actuel VPM de l’Intérieur Henri Mova Sakani est le Général commandant ? De qui veut-elle alors se moquer ?

L’opinion retiendra un jour qu’il y a eu en RDC une ministre des droits humains issue de l’opposition qui disait tout, sauf la vérité. Ce qui porte à croire qu’elle ne se battait que pour son ventre à l’instar d’autres opposants devenus des « composants » du régime qu’ils ont sévèrement et durement critiqué hier. Pathétique !

Nzakomba.

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