Hotel de ville de Kinshasa - Interdiction de la marche du CLC, ce  21 janvier : voici la tricherie de l’Hôtel de ville de Kinshasa

« Je vous ai invité à une séance de travail afin de me fournir plus d’informations sur ladite marche, en vue de me permettre de réagir conséquemment, malheureusement vous avez brillé par votre absence. Par ailleurs, les informations en ma possession indiquent que l’enquête ouverte après les événements du 31 décembre 2017 n’a pas encore abouti et ses résultats risquent d’être faussés à la suite de l’organisation de votre seconde marche, raison pour laquelle je ne veux pas en prendre acte ». Voilà la substance de la correspondance du vice-gouverneur de la ville de Kinshasa adressé au Comité Laïc de Coordination pour justifier son refus de l’organisation de la marche projetée ce 21 janvier. Clément Bafiba charge par la même occasion le commissaire de la police et les bourgmestres des communes de faire respecter sa décision.

Mais du côté du Comité Laïc de Coordination, on décrit la tricherie dans la façon de faire de l’Hôtel de ville qui frise la tricherie. L’un des avocats des membres de cette structure fustige le fait que l’invitation lancée du vice-gouverneur datée du 19 janvier pour un rendez-vous le même jour à 14h00 a été déposée à 12h49’ à la Paroisse Saint Joseph de Matonge, soit à 1h11’ du rendez-vous. Essayant de joindre l’autorité signataire de l’invitation, les deux numéros figurant au bas de sa lettre ne passaient pas. Pendant que l’équipe des avocats du CLC s’apprêtait à descendre à l’Hôtel de ville représenter leurs clients, ils apprendront que l’autorité urbaine venait d’annuler ladite marche.

Renseignements pris auprès de l’Hôtel de ville de Kinshasa, scooprdc.net apprend que ladite lettre d’interdiction était déjà signée depuis le matin. L’invitation lancée aux membres du CLC n’était qu’un appât pour mettre la main sur eux étant donné qu’ils sont recherche par la justice déjà téléguidée par le pouvoir. Mais les avocats du CLC rappellent à Clément Bafiba qu’il viole manifestement la Constitution en son article 26. Car le régime en matière de manifestation publique est l’information et non l’autorisation. Par voie de conséquence, cette décision portant sur l’interdiction de cette manifestation est illégale et partant ne doit pas être respectée ou exécutée.

Owandi.

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