CLC 3 - Le jusqu’au-boutiste CLC, prévoit une autre marche pour ce 21 janvier : « notre marche ne s’arrêtera pas tant que nos droits ne seront pas respectés et que notre dignité ne sera pas rétablie »

Le Comité Laïc de Coordination revient à la charge.  Il appelle à une autre marche pacifique le dimanche 21 janvier prochain. « Mains dans la main, comme d’habitude, nous allons marcher pacifiquement avec nos rameaux de paix, nos bibles, nos chapelets et nos crucifix pour sauver le Congo, notre patrimoine commun, dans le respect sacré des personnes et des biens », déclarent ce samedi 13 janvier, les professeurs Isidore Ndaywel E Nziem, Thierry Nlandu, Justin Okana, Mme Léonie Kandolo et Julien Lukengu.

Pour ce quinto, loin d’être intimidé, le pouvoir de Kabila a renforcé leur détermination et leur volonté de jouir de leur droit constitutionnel de manifester publiquement et pacifiquement. « Nul ne peut se croire plus fort que nous tous réunis. Nous irons jusqu’au bout », avertit le CLC. Regrettant que comme réponse à leur appel du dimanche 31 décembre dernier consistant rien que pour réclamer l’application stricte de l’Accord de la saint Sylvestre, le pouvoir de Joseph Kabila ait choisi délibérément de réprimer la marche, le CLC estime que le peuple congolais a aussi choisi de reprendre son destin en mains et de ne plus jamais laisser de répit à la dictature, face à l’arrogance, à l’insouciance, à l’obstination, au mépris et au silence coupable d’un pouvoir insensible à tous les cris de détresse d’une population meurtrie.

« Notre combat ne prendra pas fin tant que ne seront remplies les conditions préalables pour des élections réellement crédibles notamment : la libération sans conditions des prisonniers politiques, la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays, la libéralisation des espaces médiatiques, la fin du dédoublement des partis politiques, la restructuration de la Ceni et la confirmation de la volonté du Chef de l’Etat de ne pas briguer un troisième mandat comme l’exige la Constitution », avertit encore le CLC.

Georges Ilunga

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