FARDC 2 - Marche du 31 décembre : Les FARDC, une armée forte que devant un peuple sans armes !

Une citation accordée l’ancien président Zimbabwéen Robert Mugabe au lendemain de son éviction, parlant contre son armée, disait : « L’armée Zimbabwéenne est la plus faible armée du monde, pour s’être attaquée à un vieil homme de 93 ans ». Parallélisme fait avec ce qui s’est déroulé dans la ville de Kinshasa le 31 décembre 2017, il va sans dire que les FARDC ont peut-être confondu l’essence de leurs existences. Qui n’a pas vu des dizaines de militaires armées jusqu’aux dents avec des mitraillettes, des AK 47 voir même des armes d’assaut comme des Mag munis des chaînes de munitions et même des lance-roquettes devant les différentes paroisses de la capitale, comme s’il y avait une guerre dans la ville ? C’est le cas devant Notre-Dame de la Sagesse à l’Unikin, Saint Michel à Bandalungwa et Saint Dominique à Limete pour ne citer que celles-là. On se croirait aux fronts de Masisi, de Kanyanbayonga ou de Mushale dans le Nord-Kivu où ces FARDC sont engagées dans les combats contre les forces négatives : les différents groupuscules maï-maï, les ADF et les FDLR…

Qu’est ce qui pourrait expliquer cette présence massive des hommes de guerre dans une ville pour mater les manifestants pacifiques ? Pourtant, le mot d’ordre du Comité laïc de coordination était de voir les chrétiens marcher munis des bibles, chapelets, statuette de la vierge Marie, rameaux, scandant des chansons religieuses et priant à haute voix. Qu’est ce qui a si fait peur au pouvoir pour organiser un tel déploiement des combattants dans la capitale au point de donner au reste du monde l’image de Kinshasa d’une ville assiégée ? Qui plus est, ces combattants répondant aux exigences de leurs maîtres n’ont pas hésité d’ouvrir le feu devant des foules des chrétiens sans armes ! Les images qui circulent sont des traces indélébiles des ces actes odieux, barbares et sans précédents, susceptibles d’ouvrir la voie vers la CPI pour plusieurs.

La peur a-t-elle changé de camp ?

Si les bibles, les chapelets, les statuettes de la Vierge et les rameaux ont poussé le pouvoir de Kinshasa à verser dans plusieurs artères de la capitale des fantassins et autres combattants virulents avec pour objectif d’agir sans sommation, il y a lieu de se dire qu’il y a quelque chose qui cloche. L’histoire romaine est très éloquente dans pareils cas. L’empereur Caligula dans sa boulimie du pouvoir, s’était autant attaqué aux chrétiens craignant pour son fauteuil ; mais avait fini dans la démence. Ce qui ne serait pas le souhait pour la RDC. Toutefois, la dernière sortie médiatique du Cardinal Laurent Monsengwo Pansinya a stigmatisé à suffisance le niveau le plus bas où a sombré l’armée congolaise. En effet, le prélat catholique n’est pas passé par quatre chemins pour déplorer les agissements de ceux qu’il a appelé des « prétendus vaillants hommes en uniformes » dont les actes ont traduit malheureusement la barbarie.  Il en prend pour preuve, le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la célébration eucharistique, d’extorquer leurs téléphones et de vider leurs poches…

Il est désormais difficile aux Congolais d’expliquer à leurs enfants la vrai mission d’une armée républicaine, eux qui ont vécu et vu la barbarie de ces militaires. Alors que d’après l’article 187 alinéa 2 de la constitution, l’armée a pour mission de défendre l’intégrité du territoire national et les frontières, la voir dans la ville, en pleine capitale et munie d’un arsenal létale important loin des frontières où sévissent les terroristes de tout bord,  il va sans dire que les FARDC ne sont plus que des machines à tuer des paisibles citoyens Congolais, une armée des moutons qu’on manipule à souhait, dépourvue de moral et de ce qu’est la république.

JYMAM

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