Bruno Tshibala 1 - Conseil extraordinaire des ministres : Tshibala fait la honte et dégoûte !

A lire le compte-rendu du conseil extraordinaire des ministres qui s’est tenu ce samedi 30 décembre sous la direction du premier ministre et rendu public par sa cellule de communication, le peuple congolais est loin d’avoir une classe politique à vanter. Elle n’est qu’une pourriture ! Tenez, c’est un Bruno Tshibala, hier dur opposant au régime Kabila et champion dans l’organisation des marches et villes mortes, qui qualifie aujourd’hui pince-sans-rire la marche des chrétiens catholiques  d’ « actions subversives projetées par un comité de Laïcs soutenu par quelques membres du clergé catholique,  quelques partis politiques extrémistes et quelques  chancelleries étrangères » ! Nsoni zeno, comme s’exclament les Ne Kongo, entendez honte à vous !

D’après ce compte-rendu, « le conseil constate qu’il s’agit d’une tentative subversive, inacceptable dans un État de droit. Les services du gouvernement font état du recrutement par les organisateurs de bandes de casseurs, d’individus démobilisés de groupes armées auxquels des armes de guerre auraient été distribués pour s’en prendre à la paisible population et à diverses personnalités publiques ainsi que pour vandaliser des équipements collectifs afin de créer une situation  insurrectionnelle qui leur permettrait de capturer le pouvoir par des voies non démocratique ». Pas étonnant pour les internautes sur WhatsApp, Facebook, Tweeter…, le plan de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) déjà dénoncé sur ces réseaux sociaux se réalise. Pauvre Tshibala, il ne fait qu’endosser…L’ivresse du pouvoir quand tu nous tient, le premier ministre oublie même le privilège constiutionnel des Congolais de manifester ou de marcher pour contester un acte des gouvernants !

Raison « valable » pour son gouvernement de mettre en garde les auteurs de « tout acte attentatoire aux lois et à l’ordre public et d’engager les responsables des groupes sociaux et politiques impliqués directement ou indirectement dans tout acte antisocial et illégal que force restera à la loi ». Pour le gouvernement Tshibala, les organisateurs doivent savoir que les forces de défense et de sécurité ont été dûment instruites pour répondre efficacement et professionnellement à toute manœuvre de perturbation de l’ordre public dans son le strict respect du droit international humanitaire.

Avec ce revirement à quatre-vingt-dix degré de Bruno Tshibala, les congolais peuvent-ils encore accorder un crédit aux hommes politiques, surtout ceux de l’opposition dégageant l’odeur de la faim, du chômage, de clochard ;  bref de la misère ? Une éducation civique s’impose de la part de la société civile.

                                                                                                                Georges Ilunga.

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