Le Capitole - Election du gouverneur au Kasaï central : le choix des députés entre le corbeau et le coq !
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Ce jeudi 21décembre, deux candidats gouverneurs, Denis Kambayi et Martin Kabuya, se présentent devant les députés provinciaux pour que l’un d’eux soit élu et occupe le fauteuil du Bâtiment administratif de Kananga. Dans le langage imagé de Jean de la Fontaine, étant tous natifs du territoire de Dibaya, les deux sont corbeau et coq, tous des oiseaux avec des plumes mais ils sont cependant différents.  Leur différence est susceptible d’impacter sur le choix des députés provinciaux qui sont leurs électeurs. Primo, l’un vole et l’autre pas du tout.  Secundo, celui qui vole domicilie dans les arbres tandis que celui qui ne vole pas passe quotidiennement ses nuits dans la maison avec l’homme. Et comme la nature nous enseigne, la scène qui s’est déroulée lundi 18 décembre dernier au Capitole, telle que décrite par le confrère Actualité.cd est tellement éloquente et suffisante pour qualifier ces deux candidats, l’un de corbeau et l’autre de coq.

En effet, après leurs prestations devant les élus du peuple pour présenter leurs projets de gestion de la province, le candidat Denis Kambayi avec les siens ont regagné l’hôtel Woodland où il est logé tandis que Martin Kabuya s’est dirigé à son propre domicile sur l’avenue Kinkole. Rien que par ce geste, les deux candidats sont dans la logique de l’adage « ndeke na soso » en Lingala et « Kanyunyi ne kazolo » en Tshiluba, soit l’histoire de « l’oiseau et du coq ou de la poule » en Français. Or dans l’une ou l’autre langue, avec cet adage, il est conseillé de donner la nourriture au coq et non au corbeau par le simple fait que ce dernier mange et se volatilise dans la nature pendant que le coq après avoir mangé, reste avec l’homme dans la maison. Leçon à tirer : le premier n’est pas domesticable mais le second l’est.

Et pour détruire son adversaire, Martin Kabuya a brandi son statut de candidat indépendant qui n’est redevable qu’à la population à travers ses électeurs que sont les députés provinciaux, contrairement au candidat de la Majorité présidentielle considéré comme un importé qui n’aura des comptes à rendre qu’à son parti politique et sa plateforme politique. Et depuis 2006, tous les gouverneurs qui sont passés à la tête du Kasaï central ont été imposés par la Majorité présidentielle. Mais tous ont déçu. Denis Kambayi saura-il faire la différence ? De toutes les façons, le choix d’un nouveau gouverneur du Kasaï central repose sur les 24 députés provinciaux. Seront-ils faibles devant l’argent de corruption de part et d’autre, comme ils en ont l’habitude, ou seront-ils consciencieux face à l’enjeu de la bonne gouvernance qu’attend la province pour son développement ? Rendez-vous au Capitole ce Jeudi 21 décembre.

Georges Ilunga


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