CAL - Visite de Nikki Haley en RDC, l’UDA/Originelle est formelle : « nous n’aurons pas un Etat de droit importé des Etats-Unis »

La visite en RDC depuis mercredi dernier de l’ambassadrice permanente des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Halley, a une autre lecture à l’Union Démocratique Africaine/Originelle. Ce parti de l’opposition par la bouche de son président Claudel-André Lubaya, est sceptique quant au salut qu’apporteraient les Américains à 80 millions de Congolais pris en otage par une poignée d’individus au pouvoir. « Aujourd’hui que madame l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations soit arrivée au Congo, nous refusons de nous faire l’illusion de penser qu’elle apporte des solutions, sinon des réponses à nos préoccupations. Elle n’a aucune préoccupation à laquelle elle peut donner suite dans la mesure où le monde aujourd’hui, avec la mondialisation, évolue selon la logique et la loi des marchés, du fric ou de l’argent. Et le Congo étant dans son rôle stratégique des réserves importantes des matières premières, des ressources naturelles très recherchées par les compagnies, notamment le Coltan et autres à l’Est, nous refusons de penser que l’Administration américaine dirigée par Trump, un businessman, ne soit tentée de lorgner aussi de ce côté-là et qu’elle vienne faire un peu d’hypocrisie avec des déclarations », a déclaré Claudel-André Lubaya ce vendredi à Scooprdc.net.

Pour ce député opposant, le destin du Congo, c’est nous-mêmes et il doit s’écrire et doit se faire par nous-mêmes. Il souhaite que le Congolais soit, comme ils aiment le dire à l’UDA/Originelle, un change maker, c’est-à-dire, un acteur de changement. « C’est nous-mêmes qui devons nous battre pour résoudre nos problèmes, pour imposer le changement et imposer la démocratie. Nous n’aurons pas un Etat de droit importé des Etats-unis. Nous refusons au niveau de l’UDA/Originelle de penser que madame Nikki détient les clés des solutions aux problèmes de ce pays », interpelle Lubaya.

Déjà pour un peu donner raison à Lubaya, au sortir de son audience avec le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), madame Nikki Halley a déclaré : « les élections doivent être organisées en 2018 sinon la République Démocratique du Congo ne doit pas compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale ».

Owandi

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