JP Bemba - Elections : le MLC oppose 200 jours à 504 jours de Corneille Nangaa

La déclaration du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) d’organiser les élections dans un délai de 504 jours à dater de la fin du processus d’enrôlement dans les Kasaï n’a pas laissé indifférent le Mouvement de Libération du Congo (MLC).  Pour ce parti de Jean-Pierre Bemba, il est incompréhensible qu’après avoir sollicité 16 mois et 1 jour pour la révision du fichier électoral, alors que le même processus a pris 8 mois en 2006 et plus ou moins 5 mois en 2011, d’exiger 504 jours, soit 16 mois et 19 jours.

Le MLC estime que la déclinaison de toutes les opérations pré-électorales et électorales peut se faire dans un délai de moins de 200 jours. D’après ce parti qui regorge des experts électoraux comme le sénateur Jacques Ndjoli, ancien vice-président de la Ceni, la compilation des activités essentielles après la clôture totale de la révision du fichier électoral peut se réaliser non pas de manière simultanée mais par chevauchement.

Ainsi, dans sa déclaration politique ce samedi 14 octobre, le parti de Jean-Pierre Bemba ventile ses 200 jours comme suit : 15 jours pour l’adoption de l’annexe à la loi électorale sur la répartition des sièges ; 21 jours pour le dépôt et la substitution des candidatures ; 14 jours pour l’examen des candidatures et la publication par la Ceni ; 7 jours de contentieux à la Ceni ; 1 jour pour la publication des listes définitives des candidats ; 68 jours pour le recrutement, formation et déploiement des matériels dans les bureaux de vote ; 40 jours pour la production, l’impression, l’assemblage, la livraison des bulletins et autres matériels de bureaux de vote; 30 jours pour la distribution des matériels, inclure les listes électorales et bulletins au centre de vote ; 21 jours pour l’accréditation des témoins, observateurs et journalistes.

Le MLC qui s’inscrit en faux contre la démarche de Corneille Nangaa, se dit convaincu que ce dernier, pour des raisons partisanes, veut prendre en otage le processus électoral qu’il veut manifestement saborder.

Ginno Lungabu

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