Permis de conduire - RDC : Au rythme de la biométrie !

Après la bombe du vice-ministre des affaires étrangères Aggée Matembo concernant les passeports semi-biométriques, le vice-premier ministre en charge des Transports et voies de communication vient de larguer la sienne. José Makila suspend l’opération de délivrance du permis de conduire par la Commission Nationale de Délivrance des Permis de conduire (CONADEP). Motif : la mise en circulation imminente des permis de conduire « véritablement » biométriques à travers toute l’étendue du pays.

Une décision qui risque encore de soulever un tollé pareil à celui encore frais et fort contre la décision du Ministère des affaires étrangères d’invalider les passeports semi-biométriques à partir du 16 octobre prochain. Bien que José Makila ne dise mot sur le sort des permis déjà en circulation et en cours de validité, l’opinion se demande ce quoi qu’il faut entendre par « véritablement biométrique » ? Non sans raison, au lancement des permis actuels en circulation en mars 2012, son prédécesseur Justin Kalumba muana Ngongo, avait beaucoup vanté le caractère biométrique de ces permis de conduire et leur sécurité. Et qu’aujourd’hui José Makila ajoute l’adverbe « véritablement », il y a des questions à se poser sur la notion de continuité des institutions de l’Etat.

Déjà sur son compte Tweeter, le député national Partick Muyaya réagissant au communiqué de José Makila, s’est étonné en ces termes : « décidément la comédie congolaises se porte de mieux en mieux ». Beaucoup de Congolais qui réagissent aussi dans différents réseaux sociaux se demandent si le Gouvernement de Bruno Tshibala est atteint par le virus de cupidité et d’avidité ? Visiblement, ce gouvernement veut brasser de l’argent sur le dos du pauvre Congolais. D’ailleurs comment une Police de circulation sans terminaux saura-t-elle nuancer un vrai permis biométrique à un faux biométrique ?

Reste maintenant, ironisent plusieurs internautes, que tous les anciens actes de mariage soient annulés en faveur des mariages biométriques.

Ginno Lungabu

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