Centre de traitement du choléra CTC de Minova dans le Sud Kivu photo OMS copy - Choléra en RDC : le Gouvernement braderait-il la souveraineté du pays ?

20 provinces sur 26 que compte la RDC sont touchées par l’épidémie de choléra qui sévit depuis le début de l’année dans le pays. D’après les statistiques fournies par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), il y a une incidence de plus de 1.500 cas par semaine depuis la fin de mois de juillet dernier dans toutes ces provinces. Et en plus du réservoir connu de l’épidémie, à savoir la partie Est du pays vouée aux conflits armés multiformes,  plusieurs grands centres de la partie Ouest du pays sont touchés, notamment la ville province de Kinshasa et Bandundu-ville, avec des menaces énormes sur les villes kasaïennes de l’ouest.

D’après les experts de l’OMS, en cette année 2017 le total cumulé est de 24.217 cas dont 528 décès. Ce qui revoit à la hausse le taux de létalité à 2,18% contrairement à l’année 2016.  Pour combattre cette dissémination à travers toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, il a fallu encore attendre, et cela fort malheureusement, l’appui extérieur. C’est l’OMS qui annonce l’octroi de 400 mille dollars américains pour lancer un «  plan opérationnel d’urgence de trois mois ». Cette somme, d’après les informations recoupées par www.scooprdc.net, devrait être mise au profit du ministère de la santé pour le déploiement des équipes techniques dans les zones prioritaires. Ces zones prioritaires se comptent plus dans les contrées où sévissent les guerres, là où il y a plus des déplacés internes. Ce sont notamment, les territoires de l’Est où depuis plus de 20 ans maintenant, les pauvres paysans se déplacent à longueur des journées fuyant les attaques des groupes armés surgissant de partout.

Certains analystes de la vie socio-politique de la RDC qui se sont confiées à  Scooprdc.net, constatent amèrement que face à des épidémies, la RDC donne toujours l’image de parent pauvre en se mettant à genoux devant les partenaires extérieurs, en occurrence ici l’OMS, pour tenter de voler au secours de sa propre population en proie à l’épidémie de choléra. C’est comme si, le grand Congo, le géant au cœur de l’Afrique ne saurait brasser, par ses propres moyens,  ces quelques 400 mille dollars américains destinés au plan opérationnel d’urgence.  Lorsque l’on se rappelle de la véhémence avec laquelle, le virulent porte-parole de tous les gouvernements congolais qui se sont succédés depuis Gizenga 2 jusqu’à ce jour, revendique la souveraineté de la RDC face à ce qu’il qualifie d’ingérence extérieure aux affaires intérieure du pays,  l’opinion est quelque peu abasourdi devant le silence de Lambert Mende quand ce sont les billets verts qui doivent quitter les caisses étrangères pour atterrir dans les poches des gouvernants Congolais. La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit, dit un adage. Et c’est le principe de la nature. D’où pour se respecter et se faire respecter, la RDC à travers ses dirigeants doit éviter la politique à outrance de la main tendue.

JYMAM.

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