Kalume Engulu et Mwilanya - MNS : Léon Engulu III traine Néhémie Mwilanya et Denis Kalume en justice

Le directeur de cabinet du président de la République, Néhémie Mwilanya, et le coordonnateur’ national du Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba (MNS), Denis Kalume, sont trainés en justice par le coordonnateur-adjoint du MNS, Léon Engulu III. Dans sa plainte déposée auprès du procureur général, Léon Engulu les accuse de beaucoup de griefs, notamment l’usurpation des pouvoirs du président de la République et la violation intentionnelle et dommageable de l’ordonnance portant création et fonctionnement du MNS. En effet, le général Denis Kalume a désigné unilatéralement depuis sa nomination en octobre 2016, le colonel Toussaint Kanyinda comme coordonnateur-adjoint du MNS en remplacement de Léon Engulu et a interdit à ce dernier tout accès dans les installations du MNS. Cette désignation non conforme aux normes a été soutenue par écrit par Néhémie Mwilanya.

Depuis sa nomination en remplacement de François Muamba Tshishimbi qui venait de démissionner, le général Denis Kalume a militarisé non seulement les installations du MNS, mais aussi tous ses services. Ce sont des militaires, tout grade confondu qui occupent des fonctions jadis exercées par des civils. On croirait à un état-major bis des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Quant à Néhémie Mwilanya, scooprdc.net l’avait déjà présenté comme un « AKM light » auprès du président Joseph Kabila. Mais seulement, c’est un homme aux petites erreurs administratives fatales. Le fait-il sciemment ou ignore-t-il les textes juridiques ? La première hypothèse parait plausible dans ce sens que juriste de formation, l’on doute qu’il lise et interprètent mal les textes juridiques.

Mais que ferait le procureur général de la République de Denis Kalume et Néhémie Mwilanya ? Rien du tout. Le premier a la force militaire tandis que le second a la magistrature dans sa main. Léon Engula qui attend de Flory Kabange Numbi que justice soit faite et que sa plainte soit suivie d’effets, n’a qu’à déchanter pour l’instant. Ses trois pages de plainte seront bien rangées dans les tiroirs fermés, attendant peut-être de servir d’emballages aux mamans vendeuses des beignets ou de cacahuètes. Le silence du président Joseph Kabila dans ce dossier peut l’interpeller.

Georges Ilunga

Vous avez aimé ? Partagez !