Localité de Torges - Ituri : Emmanuel Shadary préconise la délocalisation de certains villages au bord du lac Albert

Avant de quitter la province de l’Ituri, dimanche 27 aout dernier, où il a séjourné dans le cadre d’assistance aux victimes de Tara, le Vice-premier ministre en charge de l’intérieur a préconisé  la délocalisation de certains villages dont la position présente un vrai danger pour leurs habitants au bord du lac Albert. « Nous avons été d’abord à Torges, à Gu, à Matete, à Muvaramo 1 et 2 et puis jusqu’à Tara. Nous avons visité beaucoup d’agglomérations. Dans ces dernières, les maisons sont vraiment à côté de l’eau (du lac) et aux pieds des montagnes. Lorsqu’il y a un événement comme la pluie, le Gouverneur et son équipe risquent encore de rentrer là-bas. Gouverner c’est prévoir. Nous avons demandé à la population de s’apprêter pour changer de milieu, construire des maisons à des endroits convenables et  ils vont continuer à demeurer pêcheurs et leur vie va continuer normalement. C’est une action de sensibilisation. Le message est passé devant la population. Sur le plan administratif et de la gestion des cités, nous avons laissé des tâches précises au Gouvernement provincial qui va pouvoir poursuivre la sensibilisation et mener des actions concrètes de délocalisation de certaines agglomérations. Pas toutes. Ce qui fait que pour déplacer les gens, il faut les aider à avoir quelque chose », déclare le patron de l’Intérieur.

En Ituri, à cause du relief caractérisé par des massifs montagneux dont les escarpements des Monts Bleus, et par manque criant des routes dans ces montagnes, beaucoup d’agglomérations sont localisées le long du lac Albert qui sert à la fois de voie principale de communication et de parc d’activités. Ces agglomérations sont cachées derrière les hautes montagnes dont les chutes sont dangereusement dirigées vers le lac. De Kasenyi, en passant par Chomia pour arriver plus loin à Torges, c’est le même paysage des montagnes imposantes. La délocalisation de ces villages nécessiterait sans doute des grands investissements car des travaux d’aplanissement des terrains s’avèrent préalablement obligatoires.

Georges Ilunga

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