Tony Bolamba GOUV - Equateur : le gouverneur Tony Bolamba indésirable !

Ce vendredi 04 aout très tôt matin, des manifestations ont été organisées à travers la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur. C’est l’initiative de la société civile appuyée par certains partis politiques, toutes tendances confondues. Les manifestants ont brulé des pneus dans plusieurs carrefours, notamment aux croisements des avenues Munzi-Yasanyama et Mobutu-Révolution à Mbandaka I, Mobutu-Lumumba au quartier Air-Congo, Yasanyama-Itela à Mbandaka II et Motomba-Bonsomi au quartier Bongondjo. Expression de leur désapprobation au retour annoncé ce samedi du Gouverneur de province Tony Bolamba. Ce dernier séjourne à Kinshasa depuis plusieurs mois.  Les calicots de la société civile aux marchés Lomata et de Mbandaka II donnent un message sans équivoque : « On ne veut plus de Tony Bolamba comme gouverneur à l’Equateur ». Même les partis ADH de Jean-Claude Baende et UCL de Henri-Thomas Lokondo, pourtant ennemis, se sont coalisés pour la cause.

Quand l’arrogance et la mégalomanie ne payent pas

Face à Jean-Claude Baende que la Majorité présidentielle tenait coûte que coûte retourner à la tête de la province, lui qui était limogé peu avant par le président de la République, Tony Bolamba était le moindre mal. Toutes les batteries ont été mises en marche pour empêcher l’élection de Baende. Les artisans de ce combat étaient les députés nationaux Henri-Thomas Lokondo et Bolenge Boponde, tous de la Majorité présidentielle, qui avaient juré : n’importe qui à la tête de l’Equateur, même un fou, sauf Baende. Voilà comment Tony Bolamba a pris la commande de la province de l’Equateur, porté à bras-le-corps par ces deux notables. « N’importe qui, même un fou », Tony Bolamba l’a démontré peu de temps seulement. La cohabitation avec ses ministres est malsaine. Plus de la moitié de son gouvernement démissionne en cascade. Ecart de langage même envers les parrains qui l’ont soutenu pour le remporter sur Jean-Claude Baende. Sa gestion financière est décriée. Il est maintes fois accusé de détournement des deniers publics. Il se serait tapé en peu de temps des appartements dans la Cité Oasis à Kinshasa. On lui impute la fermeture de la Bralima et l’obscurité à Mbandaka. Et l’homme a beaucoup de dossiers sales au Parquet Général de la République…

Invité à Kinshasa depuis plus de deux mois, Tony Bolamba s’est vu empêcher de regagner sa province. Selon les informations livrées à scooprdc.net, l’ordre émanerait du VPM de  l’intérieur. Se voyant coincé par Emmanuel Shadary, le gouverneur Tony Bolamba se serait rapproché du directeur de cabinet du président de la République, Néhémie Mwilanya, à qui il fait très allégeance. Il lui verserait fréquemment des « dîmes » pour bénéficier de sa protection. Est-ce de Néhémie Mwilanya qu’émane l’autorisation à Tony Bolamba de rentrer à Mbandaka ? Mais malgré cet appui du patron de l’administration présidentielle, le gouverneur est indésirable à l’Equateur. Pendant ce temps, ce dernier est perçu dans les terrasses de Kapela à Yolo où il pavane…Bon client pour les tenanciers de bar et les vendeuses de « maboke ya ngulu ».

Agnalo Agnade

 

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