Violation de l’article 97 de la Constitution : le premier ministre Bruno Tshibala interpellé  

Bruno Tshibala - Violation de l’article 97 de la Constitution : le premier ministre Bruno Tshibala interpellé   

 

Alors qu’on voulait l’interpeller sur la violation répétitive  de l’article 97 par ses différents ministres, le premier ministre Bruno Tshibala vient lui-même de tomber dans cette violation. Il a, en sa qualité de chef de file de ce qui pourrait être désormais appelé Udps aile Kasa-vubu ou pro-Tshibala, procédé personnellement à l’installation d’une commission préparatoire sensée avaliser la tenue du conclave. Une activité politique que lui interdit formellement la Constitution en son article 97. Celui-ci stipule : « les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute activité professionnelle à l’exception des activités agricoles, artisanales, culturelles, d’enseignement et de recherche.

Elles sont également incompatibles avec toute responsabilité au sein d’un parti politique ».

D’après plusieurs analystes, lorsque le premier se permet de faire un speech politique au nom de l’UDPS publiquement, il n’a ni moins ni plus violé la constitution. Lui qui est censé la protéger et la faire respecter. Que dirait-il à ses ministres qui transgressent fréquemment cette disposition de la loi fondamentale ? s’interroge-t-on. Mauvais maitre, le traite-t-on par ses détracteurs…

Autres ministres violeurs de l’article 97 

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Ils se recrutent dans la Majorité tout comme dans l’opposition, les ministres de Bruno Tshibala qui violent cet article : Emmanuel Shadary, Joseph Kokonyangi, Steve Mbikayi, Justin Bitakwira…. Les deux premiers sont respectivement Vice-premier ministre de l’Intérieur et ministre de l’urbanisme et habitat. Mais ils sont également secrétaire général du PPRD et secrétaire général adjoint de la MP. Non seulement qu’ils cumulent jusqu’à ce jour toutes ses fonctions, mais surtout ils s’adonnent activement à des activités politiques, en premier plan, faisant des déclarations publiques au nom de leurs formations politiques. Pourtant ses deux fonctions sont incompatibles…

De même du côté de l’opposition, Steve Mbikayi et Justin Bitakwira qui sont ministre de l’enseignement supérieur et universitaire et ministre du développement rural, ne se sont jamais départis de leur casquette de chefs de parti politique. Or, leurs collègues comme Lambert Mende, Modeste Bahati, José Makila…, bien que se camouflant dans la peau d’ « autorité morale », titre qui les couvre constitutionnellement, ont quand même confié la commande de leurs partis à d’autres personnes. Quant à Shadary et Kokonyangi, ils auraient pu se servir de l’exemple d’Evariste Boshab et de Willy Makiashi qui, intégrant à l’époque le gouvernement Matata Ponyo, avaient démissionné de leurs postes politiques.

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Plusieurs observateurs estiment que si Shadary et Kokonyangi continuent à s’entêter, il revient au secrétaire général du PPRD, Henri Mova Sakani, et au secrétaire général de la MP, Aubin Minaku, de se montrer vis-à-vis d’eux, respectueux de la Constitution. Ces observateurs interpellent le Procureur général de la République, Flory Kabange, à jouer pleinement son rôle de gendarme du respect de la Constitution et des lois de la république.

Ginno Lungabu

 

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