Les magistrats - Grogne sociale en RDC : les magistrats murmurent aussi…

Après les médecins et les infirmiers qui sont en grève depuis une semaine, c’est le tour des magistrats de hausser la voix à travers leur Intersyndicale. Dans une déclaration à la presse, le magistrat Imbi Gaël, secrétaire général du Syndicat des magistrats Justice indépendante qui s’exprime au nom de l’Intersyndicale des magistrats, révèle que leurs revendications portent sur deux points : l’application de l’accord du Palais de la Nation et la dépréciation du franc congolais face au dollar américain.

S’agissant de l’accord du Palais du peuple intervenu après l’arrêt spontané du travail en 2011 par le fait que le président Joseph Kabila avait déclaré à Kingakati que le tout dernier magistrat touchait 1.600 dollars alors qu’il en était le cas, le gouvernement avait négocié avec l’Intersyndicale pour que ce montant soit payé en suivant un schéma de palier. Mais six ans après, fait remarquer Imbi Gaël, ce montant n’a jamais été effectif pour le tout dernier magistrat, c’est-à-dire le substitut du procureur de la république.

Fort malheureusement, les magistrats constatent par rapport à cette même situation,  non seulement que cet accord non respecté est en souffrance, mais qu’il y a aussi forte dépréciation du franc congolais ayant  un impact sur leur vie sociale. Ils déclarent être payés actuellement au taux de 920FC pour un dollar alors que sur le marché ce taux est à 1700FC. Ils déplorent le fait que pour un maigre salaire, le gouvernement ne respecte pas et viole l’esprit de la loi budgétaire qui veut que la paie des fonctionnaires et tous les autres agents de l’Etat, soit indexée au taux du jour. Ils déplorent également que le nouveau premier ministre Bruno Tshibala n’ait pas tenu sa parole à travers sa promesse de payer les agents et fonctionnaires de l’Etat dès le mois de juillet au taux de 1420FC pour un dollar.

Face à ce que l’Intersyndicale des magistrats qualifie d’indifférence ou de mauvaise foi du gouvernement, Imbi Gaël lance à un appel à tous les magistrats sur l’ensemble du pays de rester vigilants parce que sous peu, promet-il, un mot d’ordre sera lancé si cette situation restait inchangée.

Georges Ilunga

 

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